Marina Shifrin, c'est cette jeune communicante dont on entend beaucoup parler ces derniers jours, suite à sa démission qui fait un énorme buzz (pardon pour cette expression tellement bateau) sur la toile.
Employée dans une société de production taïwanaise, la jeune femme décrit un travail dont on reconnaît assez bien l'étymologie latine (triplalium : instrument de torture antique), entre productivisme à outrance et zéro vie sociale.
Bref, Marina a commencé à en avoir assez. Et quand elle en a vraiment eu assez, Marina a eu envie de le faire savoir sur Youtube. Ça a donné ça :
L'ironie du sort, c'est que dans sa vidéo, Marina Shifrin explique que son N+1 privilégie clairement la quantité, et qu'elle a pensé faire cette vidéo en se focalisant sur le contenu, sans s'attacher au nombre de vues que cela pourrait produire. Il faut avouer qu'on n'y croit qu'à moitié. Mais bon...
Résultat : publiée le 28 septembre, la vidéo comptabilise plus de 4 millions de vues en moins d'une semaine ! Le mot viral est-il assez fort ?
Hire Me I'm Famous
Ceci dit, à tous les naïfs qui croiraient que notre petite reine du buzz (encore lui !) se serait professionnellement suicidée, vous vous trompez !Quelle meilleure carte de visite à l'heure où la crise fait rage et où nous demande, à nous communicants créatifs, de l'être toujours plus...créatifs ? Car il y a bien écrit ceci à la fin de la description de la vidéo : "Wanna deal with me? Hit me up: www.marinavshifrin.com".
Eh oui, après le F*ck Me I'm Famous de David et Cathy Guetta, c'est l'heure du Hire Me I'm Famous. Il est devenu de plus en plus compliqué de se démarquer, et Marina Shifrin l'aura fait avec brio. Gageons que cela lui aura attiré quelques bonnes fées du travail.
Surtout, saluons une grande réussite à une période où démissionner est devenu un véritable luxe : faire d'un moment de totale lose un moment de gloire. De ceux dont parlait Andy Warhol, réduits ici à 1'45.


